“Viens, on brûle tout…”

usine-dincineration-divry

Faire partir 2 milliards d’argent public en fumées… C’est le projet du Syctom qui traite les déchets de Paris et 84 autres communes voisines qui s’apprête à reconstruire l’incinérateur d’Ivry-Paris 13, doublée d’une nouvelle usine de tri mécano-biologique (TMB). Un coût exorbitant dans un “je-m’en-foutisme” assumé des initiatives en place et évolutions de contexte quand des alternatives existent, ça valait bien un petit coup de gueule !

 

LE POT DE FER CONTRE LE POT DE TERRE…

Le coup de massue est violent, le projet d’un âge que nous croyions révolu et les conséquences littéralement asphyxiantes pour l’ensemble des initiatives durables visant à réduire les déchets, le gaspillage, mieux trier, composter, etc.
En effet, si continuer de faire le choix d’une technologie qui n’est pas vraiment la meilleure amie de mère nature nous attriste, étouffer par la même occasion les initiatives locales, de proximité qui visent à faire évoluer les comportements au lieux de déresponsabiliser les usagers des efforts de tri et de réduction des déchets nous agace franchement !

Pour information, brûler les déchets émet encore aujourd’hui plus de CO2 que le recyclage de ces mêmes déchets, et évidemment plus que la réduction des déchets… qui les évite totalement ! Par ailleurs, les finances publiques n’étant pas illimitées, le développement des filières véritablement durables se trouvera mécaniquement freiné, au détriment de la création d’emplois.

Le projet du Syctom :

  • Coûtera au total 2 milliards d’euros d’argent public
  • A été dimensionné il y a 10 ans alors qu’il nous engage pour les 23 prochaines années, alors que les comportements de tri ont évolué, évolue et continueront d’évoluer !
  • Perpétue le choix d’une technologie a priori polluante
  • Ignore les progrès récents (les ordures ménagères résiduelles ont diminué de 20% entre 2005 et 2015 sur le territoire concerné)
  • Ne respecte pas l’ensemble des mesures imposées par la Loi de Transition énergétique de 2015 au niveau national et les objectifs régionaux.

 

Pétition : 2 milliards pour bruler ses déchets

 

“SI ON ARRÊTE ON FAIT QUOI ?”

Mais à qui la faute ? Pas au Syctom, qui se retrouve selon son président Hervé MARSEILLE avec 7 000 tonnes de déchets à traiter chaque jour dans ses différentes usines franciliennes. « Si on arrête tout on fait quoi ? On les laisse sur le trottoir ? ».

Et bien justement non, les alternatives existent. Elles sont proposées dans un plan alternatif citoyen d’actions concrètes et opérationnelles, le plan B’OM (pour Baisse des Ordures Ménagères) pour un budget 10 fois inférieur (et nous ne parlons ici que du caractère économique de la facture) :

Le plan B’OM :

  • Propose 12 actions pour un coût de seulement 200 millions d’euros
  • Permet de créer 700 emplois directs et locaux dans les filières de tri-recyclage et des milliers d’emplois indirects dans le compostage, le réemploi, la vente en vrac, etc.
  • Inclut aussi un scénario alternatif pour se passer du chauffage urbain issu de l’incinérateur
  • S’inspire de solutions déjà testées en France ou à l’étranger
  • Est réaliste et pragmatique : il s’agit de rattraper une partie de notre retard et d’atteindre d’ici 2023 les résultats que Lyon ou Nantes obtiennent déjà aujourd’hui sur le tri et la prévention des déchets !

Alors, et si on mettait en oeuvre nos bonnes résolutions de rentrée ? On se mobilise ?
Rien de plus simple :

1./ Signez et partagez la pétition mise en place : ici
2./ Interpellez vos élus sur Twitter et par email : voici la liste avec les adresses, et des modèles de tweets et d’emails
3./ Restez informés de la suite de la mobilisation ici

 

Entre projet géant et initiatives locales de terrains pour faire changer durablement les comportements Volvert à fait son choix !
A vous de faire le vôtre ;-)


Pour aller plus loin et vous faire votre avis :

– Le débat du Sénat : “Usine d’incinération Ivry-sur-Seine Paris 13″

 

Share this post

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.